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littérature américaine

  • Mon Premier Été dans la Sierra de John Muir

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    • gallmeister, un été dans la sierra, mon été dans la sierra, john muir, littérature américaine, nature writingMlle Alice, pouvez-vous nous raconter votre rencontre avec Mon Premier Été dans la Sierra ?

       "J'ai découvert l'auteur avec Stickeen et j'étais prête à me lancer dans cette lecture plus ambitieuse qui hantait ma wishlist depuis depuis dans années quand j'ai repéré la réédition superbe de Gallmeister, que je remercie de me l'avoir envoyé."

    • Dites-nous en un peu plus sur son histoire...

       "En 1869, John Muir décide d'accompagner un troupeau de montons, son berger et son propriétaire, sur les auteurs de la Sierra, afin d'explorer la nature qui l'entoure..."

    • Mais que s'est-il exactement passé entre vous ?

       "C'est toujours compliqué pour moi de trouver le dosage qui me convient dans le nature writing. La plume de l'auteur joue aussi évidemment. Ici, définitivement, la dose était trop importante et la lecture était parfois une souffrance. Muir aurait pu nous parler plus des animaux, de la vie pratique au camps et de ce que cela impliquait de grimper dans ses montages et d'ailleurs, quand il le fait, c'est interessant. Mais la plupart du temps, il ne nous parle que du paysage en long, en large et en travers et passe des pages et des pages à nous décrire des montages, des arbres et encore des arbres. Ajoutez à cela qu'il n'y a pas vraiment de philosophie de vie à défendre ici, celle d'une vie plus simple et plus proche de la nature. Il en dit deux mots mais lorsqu'ils n'ont plus de pain, les hommes sont au désespoir et quand il parle des indiens, qui vivent ainsi, il n'a de cesse de les critiquer, de les voir comme des rustres, des sauvages et des gens sales, un vrai plaisir (oui, je sais, il faut remettre l'homme blanc raciste dans son contexte). Pompon sur la pomponnette, j'ai trouvé le texte dénué d'humour, ce qui aurait pu tout changer comme c'est largement le cas dans le Gierach."

    • Et comment cela s'est-il fini ?

       "Ça ne me décourage pas continuer mon exploration du nature writing, je sais que je tomberai encore sur des textes de ce style, que je terminerai en diagonale et avec soulagement, mais il n'y a que comme ça que je trouverai également les pépites qui me ravissent."

     

        Mlle Alice, merci, et à samedi prochain...

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  • Une Journée Pourrie au Paradis des Truites de John Gierach

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    • une journée pourrie au paradis des truites, John gierach, gallmeister, nature writing, littérature américaineMlle Alice, pouvez-vous nous raconter votre rencontre avec Une Journée Pourrie au Paradis des Truites ?

       "C'est le catalogue Gallmeister qui me fait toujours découvrir de nouvelles pépites de littérature américaine et cette fois j'ai été intriguée par cette réédition des livres de John Gierach sur la pêche."

    • Dites-nous en un peu plus sur son histoire...

       "John Gierach est un écrivain pêcheur et à travers différents textes rassemblés ici, il nous emmène avec lui à la poursuite de la meilleure prise des rivières du Colorado..."

    • Mais que s'est-il exactement passé entre vous ?

       "J'adore les récits de pêche. Ne me demandez pas pourquoi, je n'en sais rien. Je ne pêche pas moi-même pourtant mais les lire seulement m'apaise et me détends. J'aime sa mentalité qui demande de prendre son temps et de s'immerger dans la nature et dans le moment présent. Jusqu'à maintenant, je n'en avais l'expérience que dans des romans mais ici, alors que nous sommes purement dans le nature writing, je me suis tout autant régalée. Je suis convaincue cela dit que c'est entièrement du à l'auteur. Il a l'art de l'anecdote, de distiller son savoir sur les poissons sans jamais être rébarbatif et de parler de la nature sans se lancer dans des descriptions sans fin. Chaque histoire nous emmène dans un lieu différent, avec un poisson différent et avec des 'personnages' différents aussi parfois. Je pense qu'il reste mieux de ne pas toutes les enchaîner et de distiller cette lecture au milieu d'autres mais je ne me suis jamais ennuyée. C'est une vraie philosophie de vie qu'il nous livre et une philosophie de vie qui me convient très bien. La cerise sur la gâteau ? Son humour. J'ai adoré."

    • Et comment cela s'est-il fini ?

       "Je me surprends une nouvelle fois à me régaler de récits de pêche, ce ne seront donc pas les derniers que je lirai, que ce soit de cet auteur ou un autre, dans un roman ou dans un essai de nature writing."

     

        Mlle Alice, merci, et à mercredi prochain...

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  • Un Été à Soi d'Ann Patchett

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    • un été à soi, ann patchett, une année au féminin, littérature américaine, coup de coeur, covid, pandémieMlle Alice, pouvez-vous nous raconter votre rencontre avec Un Été à Soi ?

       "Depuis que j'ai lu et aimé la Maison des Hollandais, je voulais relire Ann Patchett et nous l'avons choisi pour le mois de septembre de notre challenge Une Année au Féminin avec Bianca Lit. Ce titre, quant à lui, me semblait parfait pour terminer la saison."

    • Dites-nous en un peu plus sur son histoire...

       "À l'été 2020, alors que la planète entière garde ses distances, Lara est heureuse d'avoir ses trois filles autour d'elle à la ferme familiale. Pour oublier l'actualité et le dur travail de récolte qui les attend, elle leur raconte sa brève histoire d'amour de jeunesse avec le célèbre acteur Peter Duke..."

    • Mais que s'est-il exactement passé entre vous ?

       "C'est un roman au rythme un peu lent, et le fait que cela se déroule pendant le confinement joue un rôle certain, qui pourtant m'a happée dès les premières pages et avec lequel je ne me suis jamais ennuyée. Ann Patchett aborde à nouveau des thèmes qui me touchent particulièrement comme la transmission, l'attachement à la terre, à sa maison et son talent pour transmettre les sentiments de ses personnages m'éblouit. L'amour de cette mère pour ses filles, ses peurs pour leur avenir aussi, nous accompagnent même lorsqu'elle leur raconte son passée. J'aime aussi que l'histoire ne soit pas toujours ce qu'elle semble être, qu'il y ait bien plus derrière que ce qui est dit. Les thèmes sont multiples, l'amour sous toutes ses formes, les choix que l'on fait au cours d'une vie, les regrets que l'on peut avoir... Lorsque je reposais mon livre, je ne quittais pas la cerisaie pour autant. Ce roman, bien ancré dans la réalité, est fait de petites choses, c'est doux, ensoleillé et nostalgique, plein de tendresse, un régal, un joli petit coup de coeur."

    • Et comment cela s'est-il fini ?

       "La fin est magnifiquement émouvante, discrètement bouleversante, et une nouvelle fois, elle est restée à mon esprit pendant bien des instants encore après avoir tourné la dernière page."

     

        Mlle Alice, merci, et à mercredi prochain...

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